lundi 17 octobre 2011

Gelato - Helado

Je suis de la philosophie qu'à Rome, on fait comme les RomainEs. Mais honnêtement, en frais de crème glacée, en Argentine, on fait comme les ItalienNEs.

Vanille au Malbec
Chocolat avec raisins au rhum
Kinotos au whisky
Café crème au porto
Pêche au Syrah

Les gens de chez Ferruccio Soppelsa de Mendoza ont su réunir le meilleur des deux mondes. Depuis la découverte de cet endroit (merci Damien*) il y a 3 semaines, j'ai eu l'honneur d'y déguster leurs oeuvres d'art 5 fois.

*Le responsable des activités à l'école où on étudait.




¿When you think of Argentina what do you think of? Fútbol. Giant steaks. Tango. ¿But do you think of Ice Cream? ¿Or as they call it here, helado (pronounced el-ah-(small d)tho)?

Walking around town on a Sunday, one of the only things open is the Heladarías. I doubt that has any magnitude for you the reader whatsoever. Imagine this, you walk down a street where every commerce is boarded up, locked up with chains, with huge metal bars barring you from even touching the buildings. Where even the window panes are blocked by a giant metal sliding door, like a garage. This is what Mendoza (pronounced men-(small d)tho-sa) looks like on a Sunday. Street after street of this. Except every block has about three heladarías open for business. Little oasis' of colour in a world that looks like it's seen it's last going out of business sale.

And while in Montréal I don't ever eat ice cream, when it comes to helado, it's cuando en Argentino, hace como los Argentinos hacen.

dimanche 16 octobre 2011

Comfortable living in the world - Nos amis les animaux

In the streets here in Mendoza, you'll find stray dogs, not stray cats. And the stray dogs here they have convinced me utterly that the best thing you can do for a dog is not to keep it on a leash, tied down to one place, but to let it roam freely in the world.

To wit, no stray dog here has barked at me, peed on me, snapped at me, tried to eat my food when my back is turned. Essentially, without any training whatsoever, they exhibit the behaviour that dog owners try and fail to instil in their dogs.

As Audray said, they seem to lack the neuroses that pet dogs have. That somehow living in the open air has made it so that they are comfortable living in the world, instead of being terrified of it.







Hier nous étions au sommet de Cerro de la gloria (Coline de la gloire). Nous profitions de la vue sur une sculpture impressionnante et sur Los Andes en mangeant notre petit en cas. Chris avait déposé son pot de confiture par terre, ouvert. Des chiens errants se sont approchés de nous tranquillement. Ils nous ont regardé un peu. Une s'est même étendue près de nous, un autre est reparti faire son petit bonhomme de chemin. À aucun moment ils n'ont tenté de manger notre en cas.

La réalité est qu'à Mendoza, les chiens errants son nombreux et font partie intégrante du paysage de la ville. Ils se promènent paisiblement à travers les natif-VEs et les touristes, mangent dans les poubelles et/ou les ruelles des restaurants. Ils lèvent à peine un sourcil lorsque les chiens domestiques leurs jappent dessus. Ils quémandent de la nourriture aux gens mais jamais ne la prennent sans consentement et ne s'obstinent pas lorsque la réponse est non. Ils ne jappent pas après les gens. Ils vivent bien et son accoutumés à la vie à l'air libre. Honnêtement c'est plus que je ne pourrais en dire d'aucun chien domestique que je connaisse, incluant la mienne (en fait, pour celles-ceux qui la connaissent, surtout la mienne).

Cette réalité va à l'encontre de toutes mes (anciennes? Je suis en réflexion.) croyances par rapport aux chiens, mais ça fait se demander: sont-ils (et sommes-nous) réellement mieux lorsqu'ils sont domestiqués? Nous quittons Mendoza dans moins de 3 jours et je sais que cette paisible cohabitation va me manquer.

https://picasaweb.google.com/109079031155853156451/CerroDeLaGloria

*Psssst Maryse, Geneviève, Annie (et puis, bien, heu, François Pérusse s'il me lit, mais j'en doute...): Nos amis les animaux, nos amaux les animis. lol

samedi 15 octobre 2011

It - Pick-Table

This is how the it works in Mendoza. A youth approaches your table with something to sell you, like dozens of others have while you've been eating your meal or drinking your wine. You've been asked to purchase stickers, pictures of Jesus, flowers... This youth in particular is selling these awful ugly Dia de la Madre cards. He comes up to you and he fans the cards out in his hand in front of you over the table, asking you if you want to buy any. You don't, and you say as much, but he doesn't leave right away. He insists a bit before leaving.

At some point later, say, for example, when you go to pay, you won't find your wallet in your pocket, in your bag... ¿Did you leave it in the hotel room? No. You brought it with you, in your pocket if you remember correctly, and when you arrived, it was uncomfortable, so you took it out and you put it on the table. In the exact same spot where the youth fanned out those ugly Dia de la Madre cards.

L'histoire de la semaine:

John* était étendu dans un parc au Chili, son sac à dos près de sa tête. Il s'est réveillé à cause de mouvements près de lui. Les picks-pockets avaient eu le temps de prendre son portefeuille dans le sac. Je me demande encore pourquoi ils n'ont pas pris tout le sac.

Steve** était assis à la terrasse d'un café à Mendoza quand des jeunes sont apparus à sa table avec des pamphlets très colorés. Ils les lui ont mis sous le nez, en parlant en espagnol. Steeve ne comprenait pas trop ce qui se passait, les a avisés de son non-intéressement à leur produit. Trop tard il a compris que son téléphone cellulaire manquait à l'appel.

Audray et Chris étaient assisEs à une terrasse à Mendoza quand un jeune est apparu à leur table avec des pamphlets très colorés. Ils les leur a montrés au dessus de la table. Audray a vite compris que la main du jeune couvrait son portefeuille sous les pamphlets. La prise de conscience s'est d'abord fait corporellement sous la forme d'une boule de feu dans le ventre qui est montée à la gorge. Elle a dit: ''Non, non, non, non, non''. Elle a physiquement poussé la main du jeune et a rapidement récupéré son portefeuille. Le jeune a quitté la table sans demander son reste. Après vérification, tout était encore dans le portefeuille.


Honnêtement, j'ai eu très peur et quelques minutes après le presque vol, j'oscillais entre le rire et l'incrédulité. Si John et Steve ne nous avaient pas conté leurs histoires, je n'aurais probablement jamais compris ce qui se passait. Merci à eux d'avoir partagé ces expériences.

Je ne suis personnelement pas fan de la philosophie blame the victim alors inutile de me dire que je n'aurais pas dû mettre mon portefeuille sur la table. Mais dans ce cas-ci, je ne suis pas non plus pour la philosophie blame the perpetretor. Je me dis qu'un jeune de 12 ans qui a besoin de voler en public quand il y a une police pas loin vit pas une vie très sécuritaire et que je ferais peut-être pas différent à sa place. Dirais-je la même chose si je n'avais pas récupéré mon portefeuille? Peut-être dans quelques mois...

*Un canadien d'Edmonton très sympatique qui étudiait avec nous. Ça faisait pas mal qu'il était aussi un pompier très mignon.

**Un anglais de Londres qui étudiait avec nous. Un gars que je n'appréciais pas particulièrement, mais je souhaite à personne de se faire voler.

dimanche 9 octobre 2011

Untiltled number six - Fait No 6

In Mendoza, it turns out, after consulting with locals, that prices are higher in the public markets than they are in grocery stores.

Après nous être informéEs, il est normal que les prix soient plus élevés au Mercado Central.

Après vérification, les livres, même usagés, sont très coûteux ici.

Après comparaison, les bouteilles d'eau coûtent réellement 4 pesos.

Bref, chaque fois que nous croyions nous faire avoir où accusions les commerçantEs (dans leur dos, hein, pas dans leur face. Parce que c'est pas comme si on avait le courage de notre indignation) d'essayer de nous avoir, nous avions tort. Miles excuses, Argentine.

Préjugé démystifié.

jeudi 6 octobre 2011

Première journée - Super pancho

Ma mère m'a demandé de porter attention, quand j'arriverais en Argentine, à ce que je remarquais en premier. Hé bien, maman, ce que j'ai remarqué en premier, c'est le froid.

Je suis stéréotypée comme ça. Dans ma tête, j'allais en Argentine, il allait faire chaud à cuire tout le temps. Non, il faisait froid. Je cherchais le soleil et frissonnait à l'ombre. Les gens portaient des manteaux d'hiver. J'ai comme eu peur parce que j'avais emmené juste une petite veste à manches longues toute mince. (Et effectivement, Mendoza étant bâtie sur un désert, les nuits sont froides.)

Honnêtement, après une nuit en bus et une autre en avion, 36 heures de voyagement, je ne pouvais pas me concentrer sur grand chose d'autre, pas même le taux de change ;). Alors j'ai remarqué le froid.

Ha oui, et la faim. De la bouffe rapide et d'aéroport pour presque deux jours, des brûlements d'estomac. Arriver en ville à l'heure de la siesta, c'est pas une bonne idée. Un sandwich au pain blanc pas de croûte contenant du prosciutto et du fromage blanc en tranche. Même au niveau de faim que j'avais, j'ai partagé (avec insistance) mon repas avec Chris...

La première journée est rarement une bonne journée pour moi quand je voyage, mais les choses s'améliorent toujours rapidement.


Our first day here, when we exchanged our money, we received six hundred pesos instead of the eight hundred I had been expecting from the change bank. Then, of that six hundred, three hundred and fifty was spent in the first hour to pay for three nights in our hostel (this after spending four pesos on the bus into town). We were hoping to spend eight hundred pesos per week here, and in an hour we had already spent five hundred and fifty-four, meaning we now had to stretch our remaining two hundred and forty-six over the next one hundred and sixty-seven hours (including four more nights accommodation).

But Audray was hungry. Too hungry to wait until we hit the grocery store, she needed to eat then. Right then. For nine pesos, leaving us with two hundred and thirty-seven pesos, she bought a crustless white bread sandwich with prosciutto and cheese slices. It ended up being so good that she insisted I eat half on it.

On that same menu though, for seven pesos, which would leave us with two hundred and thirty-two pesos, we find the super pancho. I was so hungry that I asked the woman working there what it is. She said, "oat dogue."

A hot dog. For seven pesos. Which works out to over two dollars with the exchange rate we received at the airport. Over twice as expensive as back home. I didn't buy it.

Several weeks later, I see people eating super panchos in the street. And I realize why they call them super panchos,and not just panchos.




mardi 4 octobre 2011

Maté - Wanted


Certains pays d’Amérique du sud, dont l'Argentine, sont connus pour la culture du maté. Le maté est un breuvage chaud très amer fait à partir de feuilles de thé, communément appelées Yerba. Pour celles et ceux qui connaissent le thé, le maté fait un peu penser au gunpowder chinois (thé vert très amer), avec un goût plus poudreux.

Il y a des étapes importantes à ne pas omettre lors de la préparation du maté. Il faut d'abord préparer son maté (nom du contenant), fait de calebasse, à recevoir un contenu sucré, si on a l'intention de le boire sucré. Pour ce faire, on doit mariner de la yerba sucrée pendant 24hrs dans le maté, où y brasser du sucre avec une braise.

Lorsque l'on prépare la boisson, on doit emplir son maté à un peu plus de la moité de yerba. On peu personnaliser le maté au goût, avec du sucre ou des pelures d'agrume, par exemple. Il y a autant de façons de faire le maté qu'il y a de personnes qui en boivent. On doit ensuite recouvrir le dessus du maté avec sa main, brasser doucement, puis, relever le maté de façon à ce que la yerba soit en angle. Ce geste permet à la fois de retirer la yerba poudreuse, qui reste collée à la main, et créer un espace pour la bombilla.

La bombilla est la paille de métal qui filtre le maté et avec laquelle se boit le maté. On introduit ensuite l'eau chaude du côté où la yerba est plus basse. L'eau ne doit jamais noyer la yerba. On accompagne le tout d'un thermos d'eau chaude afin de remplir le maté lorsqu'il est bu. On peut remplir la même yerba jusqu'à 5 fois avant qu'elle ne soit lavada.

Le maté est un breuvage, mais aussi un événement social. Pendant la siesta, on le boit entre amiEs, le dimanche on le boit au parc, en famille, on le partage après le repas. On peut voir des gens à l'épicerie, thermos sous le bras et maté en main. En Uruguay et au Paraguay, c'est encore plus présent. On voit des gens conduire leur mobylette, thermos sous le bras et maté en main...

Ici aussi, il y a un protocole. La personne qui prépare le maté boit toujours le premier maté, pour s'assurer qu'il est bon. Elle ajuste au besoin le breuvage, puis le sert aux autres. En recevant le maté, on ne remercie pas. On remercie après avoir terminé, en le remettant à la personne responsable de la préparation. Il ne faut pas prendre trop longtemps à boire le maté, les autres attendent, et on va se le faire dire.

Enjoy.

The one time I tried maté, I felt it tasted like a cigar. Liquid cigar. I didn't have it with sugar, but I can only imagine that it would then simply be liquid cigarillo.

And I was sloppy when I made it. I drowned my yerba. I poured tepid water onto my yerba flakes. Clearly I was not following traditional mate protocol.

Which is in direct contrast to anniversary gifts, where I do follow the traditions. For instance, the third anniversary's traditional gift is something made of leather, which is exactly what the high end maté cup that Audray wanted is made of.

https://picasaweb.google.com/109079031155853156451/Mate

dimanche 2 octobre 2011

Domingo - Sunday

Aujourd'hui en joggant, j'ai profité de l'air frais du matin et des routes libres de gens.

Aujourd'hui en rentrant, j'ai pris ma douche, pris le temps de me crémer, de faire une petite sieste.

Aujourd'hui je suis assise dans le boudoir de l'hôtel et je lis mes courriels, prend le temps d'y répondre.

Aujourd'hui je vais écouter un film, relire un peu mes notes, me coucher tôt.

Aujourd'hui, c'est dimanche à Mendoza.

Walking the streets on a Sunday, there are no cars, no pedestrians, no open shops, no police officers in their paramilitary uniforms. Nothing. It's as if the million citizens of Mendoza died overnight.